Le Moyen age et la Toile-Petit répertoire de liens – Billet n° C 19

Le Moyen age en général et la musique médiévale en particulier, sont bien documentés sur le monde de l’Internet. Voici, une liste non exhaustive, de liens qui traitent du sujet.

Sites généraux sur le Moyen age
https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Moyen_%C3%82ge
https://www.bnf.fr/fr/manuscrits-medievaux
Bibliothèque nationale de France
https://portail.biblissima.fr/
https://www.moyenagepassion.com/
https://txm-bfm.huma-num.fr/txm/ – Base du français médiéval
http://www.menestrel.fr/ – Médiévistes sur le Net
https://sourcebooks.fordham.edu/sbook.asp – Histoire médiévale
https://portail.biblissima.fr/ Textes et illustrations
https://www.medievalists.net/
https://www.irht.cnrs.fr/ Recherche et histoire des textes
https://www.medieval.utoronto.ca/ – études médiévales – Toronto
https://oriflamms.hypotheses.org/ écriture médiévale & numérique
https://www.herodote.net/moyen_age-web-6.php
https://www.lumni.fr/article/references-bibliographiques
https://www.bis-sorbonne.fr/sid/spip.php?rubrique9
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?rubrique292
https://www.castlemaniac.com/ Châteaux du Moyen age
le-web-des-medievist
Musique du Moyen age
http://www.apemutam.org/instrumentsmedievaux/
https://cescm.hypotheses.org/5715 – Université de Lausanne
http://www.classical.net/music/rep/lists/med.php Compositeurs
https://www.musicologie.org/sites/m/moyen-age.html
index-des-musiques-medievales-
https://sites.google.com/site/decouvrirlamusiquemedievale/accueil
https://ww2.ac-poitiers.fr/dsden16-pedagogie/spip.php?article1087
https://www.abbayedesolesmes.fr/lhistoire
https://neumz.com/fr/francais/ Intégrale des chants grégoriens
https://www.musique-liturgique.com/histoire-du-chant-gregorien
https://classic-intro.net/introductionalamusique/moyenage12.html
https://www.polyphonies.eu/
ttps://www.imusic-school.com/blog/fr/
https://www.edmu.fr/
https://www.lib.latrobe.edu.au/MMDB/index.htm
https://gregorian-chant.ning.com/
http://www.apemutam.org/
https://sites.google.com/site/musiquedumoyenage/home

Les instruments de la musique médiévale – Billet n° C 18

Pendant le Moyen age, les instruments de musique sont en majorité utilisés dans le cadre de la musique profane. La musique liturgique, c’est le Chant polyphonique Grégorien. A ce titre seul l’orgue qu’il soit portatif ou monumental, accompagne les voix.

Par contre, dans la musique profane, diffusée notamment par les troubadours et les trouvères, les ménestrels et autres jongleurs, de nombreux instruments étaient utilisés.

Dans la classification classique l’on rencontre les cordes, les cuivres, les bois, les percussions Au moyen age les catégories étaient différentes, les musiciens médiévaux distinguent les hauts et bas instruments : Les hauts instruments sont ceux qui sonnent fort et qui permettent de jouer dans la rue et les endroits bruyants, comme par exemple la cornemuse. Les bas instruments ont un volume sonore plus faible et sont utilisés principalement pour accompagner le chant.

Parmi les hauts instruments il y avait les instruments à vent notamment le bendir = la chalemie =le chalumeau =la cornemuse=le cornet à bouquin =Musette , la buisine , la sacqueboute

et les percussions la crécelle, =le tambour =le tambourin , le choron, le ,Tabor, la trompette marine, la vesse, les cloches et grelots

Quand aux bas instruments, essentiellement les cordes ,l’on dénombrait la chifonie, la citole le crouth , la flûte à bec, la flûte double le frestel, la guiterne la harpe le luth la lyre le psaltérion le rebec la viole la vièle à archet la guitare, le bourdon = la clavicorde , la Doucemelle
A noter que le chef d’Orchestre Jean-Claude Malgloire 1940-2018, fondateur de l’Atelier lyrique de Tourcoing répartissait ses musiciens entre La Grande écurie & la Chambre du roi.


La musique et les danses médiévales – Billet n° C 17

Peu de traces écrites ont été trouvée sur la place de la danse de Cour ou populaire en usage au cours du moyen age.

Pourtant l’iconographie nous confirme la place importante qu’elle avait dans les loisirs des gens. Il y avait la pratique des jeux, et les fêtes étaient nombreuses, lors des foires, des fêtes patronales, la Fête des fous ,le carnaval, mardi-gras, etc. L’on boit, l’on fait ripaille, l’on se déguise, l’on se moque des puissants, et. . . l’on danse en musique

Il y a notamment : chez les seigneurs,la basse danse , le branle et chez le peuple la carole, farandole la ductia dansée et chantée , l’estampie , , en Italie , la tresque, la tarentelle et le le saltarello en Italie la moresque. Toutes ces danses étaient accompagnées par des musiciens, les jongleurs et les ménestrels

Il ne faut pas non plus oublier la danse macabre dont les représentations constitue ce que l’on appelle l’art macabre comme par exemple la sculpture de Bernt Notke

Danse macabre

Systèmes de notation de la musique médiévale – Billet n° C 16

Au début du Moyen age, la musique a été transmise par voie orale. Ce n’est qu’au 9ème siècle que va apparaitre le premier système de notation. Ce sont les Neumes du grec neuma « signe », les ancêtres des notes. Il s’agit de petits signes, comme le trigon ou le pressus sont placés au-dessus des paroles. Ils servent à donner des indications sur la mélodie et l’ornementation vocale. Ces neumes sont à l’origine utilisées dans le chant grégorien graphiques

La lecture n’était alors accessible qu’aux copistes et aux informés. Mais le système s’est amélioré au fils du temps. Il a inclus des indications de durée rythmique et d’intervalles précis. Elle a évolué avec l’invention de la notation en ligne. , puis la notation à gros carrés

C’est au moine musicien toscan, Guido d’Arezzo que l’on doit, au 10ème siècle, les noms des notes de la gamme. Pour ce faire, il a utilisé un chant religieux, l’hymne à St Jean-Baptiste. Il a utilisé les initiales des sept phrases du texte :
UT queant laxis REsonare fibris = MIra gestorum = = FAmuli tuorum = SOLve polluti = LAbii reatum – le Si contraction des initiales du dernier versé Sancte Iohannes. ne fut introduit qu’au 18ème siècle. L’on pense qu’il a été influencé par les travaux de l’écolâtre Hucbald de Saint-Amand

Parmi les améliorations de la notation initiale se son succédés différents systèmes. Il y a eu les neumes sangalliens. sans lignes, enrichis des accents dans les écritures littéraires, les neumes composés avec l’adjonction de signe complémentaires comme le Resupinus, le strophicus ou encore l’t l’oriscus

Au 13ème siècle Francon de Cologne, théoricien de l’Ars Antiqua, invente la notation mesurée, C’est la notation franconienne

D’autres apports vont compléter les systèmes de notation médiévale. La notation mesurée noire entre 1230-1430 , la Notation mesurée blanche entre 1430-1600 = Notation de l’Ars Nova qui annonce la notation moderne. Par ailleurs, la transmission musicale va bientôt être profondément transformée avec l’avénement de l’imprimerie musicale

Texte noté de Saint-Gall
Neumes
Notation neumique
Partition ancienne
Hymne de Saint-Jean-Baptiste

Les Compositeurs de musique médiévale – Billet n° C 15

Durant le Moyen age, la musique sacrée, essentiellement le chant grégorien, est l’affaire des moines et des chanoines attachés à une paroisse. Généralement le Chapitre d’une Cathédrale ou d’une collégiale. Beaucoup de chants étaient l’œuvre d’anonyme. Mais un certain nombre ont laissé des trace écrites. Voici une liste de compositeurs, théoriciens et poètes du Moyen age. J’ai utilisé des caractères gras pour les plus importants. et j’ai indiqué leur pays d’origine.

Pierre Abélard-fr =Johannes Alanus- gb = Guillaume d’Amiens-fr = Adam de Saint-Victor-fr = François Andrie- fr =Moniot d’Arras-fr =Guido d’Arezzo-it = =Gilles Binchois fr ==Hildegard von Bingen-de = Jacopo da Bologna-it =Wipon de Bourgogne-fr =Johannes Brassart-fr = Simon le Breton-fr,= Matheus de Brixia-it =Hugues Brunet -fr =Antoine Busnois== Johannes Carmen-fr ==Philippus de Caserta-it=Antonello da Caserta-it= =Donato da Cascia-it =Giovanni da Cascia-it =Philippe le Chancelier-fr ==Johannes Ciconia-be = Antonio da Cividale-it =Hermann Contract-de =Baude Cordier-fr =, Jean Cousin-fr =Pierre de la Croix-fr =Johannes Cuvelier- fr =Guillaume Dufay-fr =John Dunstable-gb ==Martinus Fabri-nl =Thomas Fabri-nl ==Gautier d’Épinal -fr = Pierre Fontaine-fr = Nicolas Grenon =Grymace -fr =Adam de la Halle- fr === Lorenzo da Firenze-it = Gherardello da Firenze-it =Paolo da Firenze-it =Piotr de Grudziadz -pl =Sordello da Goito-it=Jehan Simon Hasprois-fr =Friedrich von Hausen-de= =Roy Henry -gb=John Hothby- gb =Antonius Janue-it =Gilles Joye-fr=Francesco Landini-it =Stephen Langton-gb = = Arnold de Lantins -fr =Hugo de Lantins-fs = Guillaume Legrant-fr=Johannes Legrant-fr=Léonin -fr =Jehan de Lescurel-fr = Reginaldus Libert-fr=Guillaume de Machaut-fr =Pierre des Molins-fr ==Egidius de Murino -fr =Leonel Power -gb ==Hugo Boy Monachud-nl =Notker de St-Gall-ch =Marchettus de Padoue-it =Ugolino da Orvieto-it =Grazioso da Padova-it = Pérotin-fr =Perrin d’Angecourt-fr Bartolino da Padova-it=Matteo da Perugia-it= =Hermann de Reichenau-de =Bernon de Reichenau-de =Guiraut Riquier-fr =Neidhart von Reuental-de=Guillaume Le Rouge-fr =Moine de Salzbourg-de =Matheus de Sancto Johanne-fr ==Vincenzo da Rimini-it= Ekkehard de Saint-Gall -ch =Alfonso el Sabio-es= Jacobus Vide-fr =Adam de Saint-Victor-fr =Jacob Senleches-fr ==Stépanos Siounetsi-am ==Solage-fr =Jean Tapissier,=Khatchatour Taronedti- am =Johannes Tinctoris-be =Jacopone da Todi-it =Trebor-fr =Jehan Vaillant-fr =Philippe de Vitry-fr = Petrus Vinderhout-nl= Oswald von Wolkenstein-de = =W. de Wycombe-gb

Troubadours, trouvères, minnesingers,ménestrels-2/2- Billet n° C 14

Les troubadours en langue d’ Oc et les trouvères en langue d’Oïl sont répertoriés pour autant que des textes souvent poétiques et rafinés, dont ils étaient les auteurs sont parvenus jusqu’à nous. Un certain nombre d’entre-eux appartenaient à la noblesse. D’autres ne sont connus que par leur prénom et leur lieu d’origine. Dans cette liste quelques ménestrels se sont peut-être glissé. Mais ils n’ont généralement pas laissé de traces de leurs compositions, souvent populaires
Guilhem Ademar =Na Alamanda =Peire d’Alvernhe= Clara d’Anduza=Azalaïs d’Altier =Guillaume d’Amiens =Guillaume d’Aquitaine =Constance d’Aragon= Audefroi d’Arras ==Moniot d’Arras =Perrin d’Angecourt=Hartmann von Aue =Raimbaut d’Aurenga =Jacques de Baisieux =Bertrand de Bar-sur-Aube =Renaud de Beaujeu =Aimeric de Belenoi =Rigaut de Berbezilh =Gillebert de Berneville=Hugues IV de Berzé =Conon de Béthune= Blacasset =Thibaut de Blaison =Jean Bodel =Jordan Bonel =Bertran de Born =Guiraut de Bornelh =Jacques Bretel =Jehan Bretel =Henri III de Brabant =Gace Brulé==Hugues Brunet= Cadenet=Jacques de Cambrai =Peire Cardenal=Na Carenza =Almucs de Castelnou Na de Casteldoza =Iseut de Capio =Pons de Capduoill=Martín Codax =Gautier de Coinci =Baudouin de Condé =Jean de Condé =Jean de Courcy ==André de Coutances =Watriquet de Couvin =Chardon de Croisilles =Johannes Cuvelier=Jacques de Cysoing =Arnaut Daniel =Gautier de Dargies ==Beatritz de Dia==Maroie de Diergnau =Guiot de Dijon=Gandor de Douai ==Gautier d’Épinal =Wolfram von Eschenbach ==Gaucelm Faidit =Guillaume de Ferrières = Heinrich Frauenlob =Marie de France =Mahieu de Gant = Marcabru de Gascogne =Othon III de Grandson = Herbert =Raoul de Houdenc =Raimon Jordan =Jehan de Lescurel=Lisa de Londres=Guilhem Magret =Folquet de Marseille =Arnaut de Maruoill =Pierre Mauclerc= Huon de Méry =Raimon de Miraval =Gormonda de Monpeslier=Monge de Montaudon =Colin Muset=Agnès de Navarre ==Thibaut de Navarre=Blondel de Nesle==Guilhem Augier Novella =Airas Nunes ==Pons d’Ortaffa =João Soares de Paiva =Berenguier de Palazol =Aimeric de Péguilhan=Peirol=Perdigon= Pistoleta=Azalaïs de Porcairagues==Denis du Portugal == Daude de Pradas =Eustache de Reims=Neidhart von Reuental =Guiraut Riquier =Beatritz de Romans =Guillelma de Rosers==Adam de Ross =Jaufré Rudel == Rutebeuf =Robert IV de Sablé=Garsende de Sabran =Guilhem de Saint Leidier =Sarrasin ==Tibors de Sarenom = Albertet de Sestaro=Gontier de Soignies =Raoul de Soissons =Guiraut de Tholosa ==Peire Raimon de Tolosa =Lambert le Tort =Guy de Tourotte =Doete de Troyes =Gui d’Ussel=Raimbaut de Vaqueiras =Aymon de Varennes =Hendrik van Veldeke ==Bernard de Ventadour =Marie de Ventadour =Barbe de Verrue =Peire Vidal =Guillaume le Vinier =Walther von der Vogelweide =Oswald von Wolkenstein =Konrad von Würzburg =João Zorro

Bernard de Vanadour – Troubadour
Jean de la Halle – Trouvère
Walther von der Vogelweide – Minnesänger :

Trouvères, troubadours, ménestrels- 1/2-Billet n° C 13

Au moyen age, il n’y a pas que la musique sacrée. Il y a également la musique profane dédiée au diversement. Le répertoire est constitué de chansons populaires monodiques. Les chanteurs itinérants ou attachés à un mécène composent et interprètent leurs œuvres.

Au cours du Moyen age plusieurs catégories de chanteurs-compositeurs vont diffuser la musique populaire..

Les Goliards, étaient généralement des « écoliers » ou des clercs itinérants en rupture de ban. Ils composent en latin et chantent des chansons à boire et des poèmes satiriques. Ils chantent l’amour, l’ivresse, le jeu, la parodie de cérémonies religieuses, mais aussi la critique du système social en place et de la décadence morale. Ils sont actifs du 10ème eu 13ème siècle.

Les ménestrels étaient des musiciens, à l’origine, attaché au service d’ un seigneur. On les désigne également sous le nom de jongleur. Pour le distraire ainsi que son entourage, il proposait des chansons de geste. Le raffinement n’étant pas au rendez-vous, ils ont été en partie remplacés par les troubadours et les trouvères.

Les troubadours ou trobadors étaient au Moyen age, des poètes compositeurs-interprètes itinérants. Les femmes qui pratiquaient cet art étaient appelées trobairitz. Les troubadours parcourent les régions occitanes qui s’expriment dans la langue d’Oc. Les troubadours sont actifs du 11ème au 14ème siècle. Ils disparaissent au moment de la Peste noire. Les thèmes abordés dans leurs canso ou les sirventès ont trait à la chevalerie et l’amour courtois ou fin’amor

Le trouvère ou la trouveresse est l’équivalant du troubadour en pays de langue d’oïl. dont ils sont les héritiers. Ils chantent le rotrouenge, chanson à refrain, le serventois, chanson badine, le rondeau, la tenson ou le débat, le jeu-parti, discussion poétique ou amoureuse, la pastourelle, dialogue champêtre. Ils étaient actif dans le Nord de la France, comme le Châtelain de Coucy

Dans le Saint-Empire germanique on appelle les poètes-chanteurs des Minnesingers. Ils étaient souvent d’origine aristocrate.

Musique byzantine au Moyen age- Billet n°C12

L’empire byzantin est installé à Constantinople, sur le site de l’antique Byzance en 330 par Constantin Ier. Après la Chute de l’Empire romain d’Occident en 476 il devient l’Empire romain oriental. Cet empire chrétien va durer mille ans. Il tombe sous la coupe des Ottomans menés par Mehmed II en 1453.

L’influence du Christianisme devenu la religion officielle va influencer la culture et notamment le domaine de la musique byzantine. L’Empire et la religion sont étroitement liés. Les églises orthodoxes vont rejeter l’autorité du Pape lors du Grand Schisme d’Orient, en 1054. Le rite byzantin héritier du christianisme des origines diffère en cérémonial et en principes de ceux de l’Église de Rome.

Le chant byzantin est noté suivant le système dit psaltique qui diffèrent de neumes occidentales. En effet, les notes occidentales ont une valeur fixe tandis que les byzantines ont une valeur relative. Elles n’ont de sens que les unes par rapport aux autres. A l’origine le chant byzantin il a été influencé par les chants des synagogues, la musique grecque de l’antiquité, etc.

Le rituel orthodoxe proscrit l’usage de tout instrument, car selon les Pères de l’église seule la voix humaine comme digne de louer Dieu. Deux chœurs alternent avec les protopsaltis qui entament le chant et celui des lampadarios qui leur répond. Le chant byzantin en grec, a servi de modèle aux églises slaves où il est chanté en slavon d’église. Notamment en Russie, en Ukraine, en Biélorussie et en Moldavie. en Bulgarie,en Serbie, au Monténégro, en Macédoine et en Pologne.

L’Empire byzantin nous a transmis des traités sur la musique grecque antique. En revanche, il nous a légué fort peu de chose de sa musique profane. Celle-ci, à la différence de la musique sacrée, comportait des instruments : syrinx, aulos, cithare, orgue. Seuls quelques monuments et quelques textes littéraires byzantins, arabes, latins, sont parvenus jusqu’à nous.

Dans l’église orthodoxe russe s’est développé le Chant Znamenny

La musique médiévale d’ailleurs -Billet n° C 11

Dans le Saint Empire romain germanique la musique profane est jouée dans les Cours seigneuriales par les Minnesänger un peu plus tard les Meistersinger organisés en corporation introduisent la polyphonie . Parmi les plus connus il y avait Heinrich von Meissen , Hans Sachs ainsi que Walther von der Vogelweide.

En Suisse, ce sont les abbayes comme celles de Saint-Maurice et de Disentis qui, influencées par l’école de Notre-Dame de Paris, introduisent la polyphonie. Notker le Bègue à ‘l’abbaye de Saint-Gall développe et promeut le chant grégorien. Enfin, de nombreuses chansons de trouvères alémaniques ont été regroupées dans le Codex Manesse

En Scandinavie les scaldes, surtout des islandais, déclamaient sans emphase une poésie strophique

La musique religieuse polonaise en latin s’est développée dans les monastères. L’un des recueils les plus célèbres est Bogurodzica un chant religieux mélismatique à une voix, chanté sans rythme. Le premier compositeur connu est le moine Wincenty de Kielcza et sa chanson la plus connue est « Réjouis-toi, mère Pologne Gaude Mater Polonia . La musique était enseignée à l’Université Jagellonne .

Chez les Slaves et ailleurs en Angleterre, en France, etc.. la musique médiévale profane existait dans le cadre de la culture des bouffons au milieu du 11ème siècle. Ils sont mis en scène dans les fresques à Kiev, à la cathédrale Sainte-Sophie .La Bulgarie a une longue tradition musicale profane. L’un des compositeur important était John Cucuzel  » la voix angélique »

La musique médiévale en Espagne – Billet n° C 10

Les Wisigoth établissent leur Royaume dans la péninsule ibérique au début du moyen age. Ils sont chassés du pouvoir par les maures en 711. Cependant dans toutes les parties de l’Espagne, conquises ou non le Chant mozarabe et la Liturgie hispanique largement influencée par le judaïsme et les chants séfarades. Le rite mozarabe et ses chants vont continuer à être pratiqués, tant dans les zones sous chrétienté que celles gouvernée par les musulmans, jusqu’au 11ème siècle. La liturgie mozarabe fait largement usage de répons entre le prêtre et les fidèles, Le rite mozarabe va être supplanté au 11ème siècle par le Rite romain.

On désigne par Al Andalus désigne l’ensemble des territoires de la péninsule Ibérique et certains du Sud de la France qui furent, à un moment ou un autre, sous domination musulmane. La musique dite arabo-andalouse qui trouve son origine dans le Mouachah.

Polyphonie médiévale – 5/5-Contenance angloise, etc..Billet n° C 9

La Contenance angloise ou l’english manner est la principale forme de la musique médiévale anglaise. Le terme de Contenance angloise a été inventé à cette époque par le poète français Martin le Franc.

Le compositeur le plus représentatif est John Dusntaple ~1390-1453. Il y a aussi Walter Frye et John Hothby .L’influence de la manière anglaise sombre avec l’entrée du royaume dans la Guerre des deux Roses

Polyphonie médiévale – 4/5 -Écoles Bourguignonne & Franco-flamande – Billet n° C 8

Un certain nombre de compositeurs protégés par les ducs de Bourgogne vont rompre avec la musique médiévale. On appelle ce mouvement l’École bourguignonne . Ils sont particulièrement actifs entre 1420 et 1450.

Les principaux tenants de l’école bourguignonne étaient outre le duc Charles le Téméraire, les compositeurs Guillaume Dufay, Gilles Binchois, Antoine Busnois et Hayne van Ghizeghem mais aussi les Johannes Tapissier ou Nicolas Grenon, Certains d’entre-eux ont appartenu à la Maîtrise de la Cathédrale de Cambrai et la Picardie
Avec le faux-bourdon ils privilégient l’improvisation. Ils utilisent les superpositions de tierce et de sixte.Avec le support des poèmes à forme fixe ils ont composé des rondeaux, des ballades, des virelais, des bergerettes et des motets.

L’école bourguignonne est la première phase du mouvement qui va amener à la fameuse École Franco-Flamande qui se développe au 15ème siècle

L’école franco-flamande est à la jonction entre le Moyen age et la renaissance. Elle prend son essor sous Guillaume Dufay, son apogée sous Josquin des Prés et s’achève avec Roland de Lassus

L’école franco-flamande est à la jonction entre le Moyen age et la renaissance. Les musicologues distinguent cinq générations de musiciens. Elle prend son essor sous Guillaume Dufay, son apogée sous Josquin des Prés et s’achève avec Roland de Lassus

La plupart des compositeurs de la Franco-Flemish school ont écrit de la musique sacrée principalement des messes , des motets (*) et des hymnes.

L’ère d’influence de cette école correspond de nos jours au Nord de la France , la Belgique et le Sud Pays-Bas. Le mouvement est caractérisé par le grand développement de la polyphonie, en français dans le chant profane et pose ainsi les bases de l’harmonie moderne. Il est considéré comme le premier style musical en Europe de l’Ouest depuis l’uniformisation du chant grégorien au IX e siècle.

Polyphonie médiévale – Ars subtilior 3/5 -Billet n° C 7

L’Ars subtilior est un style de musique de la fin du Moyen age. Il va remplacer l’Ars Nova, à la mort de Guillaume de Machaut survenue en 1377. Il se caractérise par sa complexité rythmique et polyphonique et son côté maniéré. Le terme Ars subtilior est récent. Il a été inventé en 1963 par la musicologue allemande Ursula Günther.

Un certain nombre d’œuvres de l‘Ars sybtilior sont figurent dans le Codex de Chantilly. (*) Parmi lesquelles celles de parmi lesquels Baude Cordier, Trebor, Jacob Senleches ou Solage. Voici aussi, sur le site de l’association de Musicologie médiévale cette liste d’œuvres classées dans l’ordre alphabétique.