L’Inde antique et la musique – Billet n° A 10

Il est malaisé de résumer l’histoire très compliquée, faite de conquêtes et de perte de pouvoir, de l’Inde, au cours de la période qui correspond à l’Antiquité occidentale. Je vais cependant planter quelques jalons.

En Inde, la Civilisation de la vallée de l’Indus va se développer à l’Ouest de -3200 à -1900 av. JC. Pour le Nord et le Nord-Ouest on parle d’ère Védique de -2000 à – 600 av. JC.

A cette époque apparaissent en sanskrit, les textes fondateurs de l’ Hindouisme . Vont alors s’installer d’autres religions ou modes de pensées le Jaïnisme, le Bouddhisme, l’ Ajivika et son corolaire, le Yoga.

L »Empire Nanda de-345 à – 321 av. JC s’installe dans le Nord. A la même époque on trouve le royaume du Magadha. Il va donner naissance à l’Empire Maurya –321 à -185 av. JC qui va dominer une grande partie du sous-continent indien. Vont lui succéder la dynastie Shunga -185 à – 73 av. JC et aussi, liés aux conquêtes d’Alexandre le Grand, les Royaumes Indo-Grecs.

Du 1er au 3ème siècle de notre ère l’ Empire Kouchan est en contact avec Rome, les Perses et la Chine. L’Empire Gupta va dominer le Nord du 4ème au 6ème siècle apr. JC. Ils sont renversés par la dynastie Maitraka 475 à 776. Dans le même temps, entre 440 et 670 apparait l‘Empire des Shvetahûna ou Huns blancs.

Selon la mythologie hindoue , la musique a une origine divine. C’est avec la culture védique que la musique indienne, qui se transmet oralement, trouve son origine. dans les chants védas . Les autres religions vont également être accompagnées par la musique.
C’est avec la culture védique que la musique indienne est née. Le maître transmet oralement son savoir avec d’une part les Talas, cycles rythmiques et d’autre part les modes mélodiques les ragas . Les autres religions vont également être accompagnées par la musique.

Le Gandharva-Veda était la musique savante et sacrée pratiquée dans les temples pendant les rituels religieux. La musique de l’Inde antique était également étroitement liée à la danse. Les danses classiques indiennes, telles que le Bharata natyam, le théâtre Kathakali et l’Odissi, étaient souvent accompagnées de musique et de chants.

Les instruments de musique jouaient un rôle important dans la musique de l’Inde antique. Parmi ces instruments populaires il y avait la vina (un instrument à cordes), la sitar, l e Sârod , le Sârangî , le Santour, le Tanpura , le Surbahar, le Ravanhatta, les tambours, les cymbales et le tambourin.

La vina
le Sarangi
Le santour
Le Ravanhatta

Afrique ancienne et musique -Billet n° A 11

L’Afrique subsaharienne était totalement inconnue dans l’Antiquité. Pourtant l’histoire de l’Afrique commence avec l’apparition des premiers homo-sapiens. Le peuplement du Sud de l’Afrique trouve son origine dans l’Expansion Bantoue. Mais ils ont été précédés par les San et les Mossi.

Puis au fil du temps vont se créer plusieurs régimes politiques : l’Empire du Ghana, le Fouta-Toro, l’Empire du Mali, l’Empire songhaï, le Royaume du Kanem-Bornou, l’Empire de Sokoto, le Royaume du Bénin. A noter que les sociologues abandonnent de nos jours les descriptions des peuples africains en groupes ethniques. La compréhension de l’Afrique reste pour les Occidentaux assez difficile à appréhender.

C’est par le biais d’objets archéologiques, et de peintures rupestres, notamment du Sahara, et aussi des plaques de bronze du Bénin, que les spécialiste de l’ ethnomusicologie tentent d’écrire l’histoire de la musique dans l’Afrique ancienne. Ils se fondent également sur les récits des voyageurs arabes et des navigateurs du 14ème siècle.

La musique africaine n'était pas semble-t-il liée à des groupes ethniques spécifiques. Elle est dite polyrythmique Le musicien individuel, son style et sa créativité ont toujours joué un rôle important. L'on n'a pas retrouvé de documents relatifs à un système de notation de la musique. Celle-ci se transmettait oralement par les Griots.

Les instruments de musique de cette période, souvent utilisées pour accompagner les danses rituelles et les fêtes l’on pense qu’il y avait , bien entendu la voix et aussi l’ igbin-drum, le dùndún, le Kundi,le Gankogui,la Cithare en cuvette, l’archet de courge, tambour à fente, leLesiba,les hochets, l’arc musical, la Kora, Ennanga et sans doute bien d’autres, suivant les régions.

Instruments africains anciens
Annanga
Balafon
Flute à bec Mumuye
Gankogui
instrument à percussion africain
Kora
Kundi
Plaque de bronze du Bénin – musicien
Hochet – instrument de musique
Trompe Somba

Le Japon antique et la musique – Billet n°A 09

Pour les historiens occidentaux, l’Antiquité débute vers 3500 av. JC et se termine à la chute de l’Empire romain en 476 apr.JC.

L’histoire entière du Japon est divisé en quatorze périodes 時代 [jidai].

L’Antiquité au Japon ancien (kodaï) est réparti en six ères : la Période Jōmon jusque -400 av. JC, la période Yayoi -400 av. JC à 250 apr. JC, la période Kofun 250 à 538 apr. JC., la période d’Asuka 538 à 710 apr. JC, à noter que selon la tradition Jinmu, le 1er empereur s’installe sur le trône en -660 av.JC, époque de Nara de 710 à 794 apr. JC, l’époque de Heian 794- à 1185 apr. JC. Ces six périodes ne correspondent pas au découpage occidental de l’antiquité et recouvre une partie du moyen age.

La culture japonaise a été à l’origine influencée par celles de la Chine et de la Corée, notamment en matière de musique.

Il y a le gagaku (雅楽) né en Chine au 8ème siècle av.JC. Il est importé pendant la période Nara 710 à 794 apr. JC. C’est une musique de cour, jouée lors de cérémonies impériales, de rituels religieux et de divertissements de la noblesse. Elle est codifiée et caractérisée par des mélodies lentes, des instruments à vent et à cordes, ainsi que des percussions. Le shōmyō chants liturgiques bouddhiques ou encore la musique rituelle shintoïste

Parmi les instruments traditionnels utilisés, il y avait notamment l e Taiko un gros tambour, le Koto, proche de la cithare, le Shakuhachi, flute à cinq trous, le biwa , le shô

Le système de notation traditionnel, le shakuhachi sert à noter la musique destinée à être exécutée avec la flute du même nom. Il y a aussi la notation de la musique de Cour le Gagaku

Joueurs de taiko
Joueurs de shakuhachi
Joueur de Shô
Joueur de Biwa
Système Sakuhachi de notation de la musique

La Chine antique et la musique-Billet n° A 9

Les fouilles archéologiques attestent qu’il y a 110.000 ans, des Homo sapiens, peuplaient la Chine préhistorique.

C’est à partir de -5000 av. JC que l’on fixe la naissance de la civilisation chinoise, dans la vallée du Fleuve jaune . Ce sont alors développées la Culture de Yangshao et la Culture de Longshan. La première dynastie chinoise, celle des Xia débute vers -2100 av. JC.

Les Grecs et les Romains désignaient cet « Orient lointain » sous le nom de Pays des Serres ». Le pays de la soie produit ce précieux textile depuis ~-3000 av. JC. Il arrive en Europe au 4ème siècle av. JC

C’est le Li ki, ou Mémorial des Rites, qui expose la doctrine officielle de la Chine sur la musique vers -100 av. JC.La musique joue un rôle important dans la culture chinoise depuis les temps les plus reculés.

La musique et le pouvoir sont liés. C’est un moyen d’harmonie sociale et d’expression artistique privilégié. La musique était associée à des rituels religieux et de cérémonies officielles Elle était aussi présente dans la sphère privée, lors des mariages, des funérailles et les fêtes traditionnelles. Selon le musicologue chinois Hiao-Tsiun Ma « la musique chinoise modère et n’excite point les passions ».

Le premier européen qui s’est intéressé à la musique chinoise est le jésuite Joseph-Marie Amiot 1718-1793 puis Adrien de la Fage 1801-1862 dans le tome I de son Histoire générale de la musique

Parmi les instruments de musique de cette époque on trouve le plus raffiné le Guqin, une cithare à sept cordes qui accompagnait la poésie et la méditation = le Pipa sorte de guitare = l’ Heru sorte de violon à deux cordes utilisé avec un archet= le Xiao flûte en bambou à 6 trous = le Dizi flute traversière à encoche = Le Guzheng est une cithare à cordes pincées = Le sheng sorte d’orgue à bouche = Les bianzhong, ensemble de cloches en bronze . Par ailleurs, le chant avait une place très importante.

Le système de notation musicale de la Chine ancienne était la Gongche et plus tard le Guqinpu fondé sur les caractères de l’écriture. Mais le plus souvent la transmission était orale

La musique et les Libyens/Berbères de l’Antiquité – Billet n° A 8

Le Libye antique qui correspond à peu près au Maghreb actuel regroupait des peuples désignés par les grecs puis les romains de barbarus parce qu’ils ne parlaient pas leur langue. L’origine des Berbères ou Amazigh est mal définie pour les historiens.

L‘histoire des Berbères absente des manuels scolaires de notre enfance, apparaît comme une succession d’invasions et de dominations étrangères notamment romaine. Cependant plusieurs dynasties ont été créées dans l’Antiquité: Le royaume de Numidie et le Royaume de Maurétanie s’installent au IV siècle av. JC jusqu’à la domination romaine en 42 apr. JC.

Ce peuple semi-nomade tissait les fameux kilims.

Les berbères de l’Antiquité connaissaient l’écriture, d’abord la libyque puis l’alphabet Tifinagh mais il ne semble pas qu’ils aient disposé d’un système de notation musicale. La transmission de la musique s’est faite de façon orale.

La musique berbère de l’Antiquité est difficile à retracer en raison du manque de documentation écrite et de sources fiables. Cependant, des traces de la musique berbère antique ont été retrouvées dans des œuvres d’art rupestre et des instruments de musique découverts dans des sites archéologiques.

Les Berbères de l’Antiquité ont développé une musique qui reflétait leur mode de vie nomade et leur environnement naturel. Elle est associée à des rituels religieux et aux célébrations communautaires, tels que les mariages et les funérailles. Les chants improvisés et basés sur des poèmes et des légendes transmis de génération en génération s’appellent l’ Acheviq. Les instruments de musique utilisés à cette époque comprenaient des tambours, des flûtes et des guembri .


La musique chez les étrusques – Billet A-6

La civilisation des étrusques encore assez mal connue, précède la civilisation des romains. Les Étrusques vivaient au centre de l’Italie du VIIIe au IIIe siècle av. J.-C. Ils sont connus pour leur raffinement culturel, leur art, leur architecture et leur musique à laquelle est associée la danse.

La musique accompagnait les cérémonies religieuses, les fêtes, les mariages et les funérailles. Les étrusques attribuaient à la musique un rôle curatif pour le corps et l’esprit.

Ce sont les fresques et les sculptures funéraires qui renseignent sur l’importance de la musique et les instruments utilisés. En effet, peu de preuves concrètes de leur musique ont survécu jusqu’à nos jours. Les Étrusques utilisaient divers instruments de musique, ceux à vent ,le plagiaulos de la famille des s aulos, le lituus sorte de trompette, le sifflet, la flûte de Pan , la flûte d’albâtre et le cor ou encore le buccin , des cordes comme la lyre, la harpe , cithare et des percussions comme les crotales.

Lituus (trompette)
Joueuse d’Aulos
Danseurs et musiciens Tombe des léopards

Les Grecs et la musique – Billet A 4

L’Histoire de la Grèce antique a été divisées par les spécialistes en plusieurs périodes. Elle débute par les « siècles obscurs » 1200-800 av. J.-C. puis l’époque archaïque -800 à -480 av JC, suivie de l’époque classique (480-323 av. J.-C.) et enfin l’époque hellénistique.

A partir de la mise à sac de Corinthe par le consul Lucius Mummius Achaicus en -146 av.JC les grecs passent sous la domination romaine.

Cependant leur culture continue de s’épanouir même après la Chute de Rome au sein de la civilisation byzantine.

Dans la culture grecque la musique tient une place essentielle dans la vie sociale, politique et religieuse. C’est à la fois une science et le plus bel art. Il surpasse la poésie, la danse et la médecine.

Les philosophes et mathématiciens ont théorisé. On doit à Pythagore -580 à -495 , fondateur d’une école de scientifique, bien entendu le fameux théorème. Pour ce scientifique la musique est une branche des mathématiques.

Selon sa théorie, les intervalles musicaux sont basés sur des ratios de nombres entiers simples. Par exemple, si une corde de guitare est divisée en deux parties égales, le son produit est une octave plus élevé que la note d’origine. Si la corde est divisée en trois parties égales, la note produite est une quinte juste plus élevée, et si elle est divisée en quatre parties égales, la note produite est une quarte juste plus élevée.

Pythagore a également découvert que les ratios des longueurs des cordes produisant des notes musicales harmonieuses étaient des nombres entiers simples. Il a donc établi la base de ce qui est aujourd’hui connu comme la gamme de Pythagore, qui utilise des intervalles basés sur ces ratios mathématiques. Cf. la fable du Forgeron. On lui attribue également l’invention du canon monocorde (+)

Quant à Platon -427 à -347 av. JC s’est beaucoup intéressé à la musique (+)
Il considère que l’harmonie de la musique a une influence bénéfique sur l’âme.
Un peu plus tard Aristote -384 à 322 qui n’épouse pas toutes les idées de Platon, pense qu’elle doit avoir un rôle dans l’éducation mais aussi dans le domaine des loisirs.


De nombreux traités musicaux ont été rédigés dont le plus célèbre est celui d’ Alypius d’Alexandrie vers -360 av.JC. La musique, notamment chantée jouait un rôle important dans les tragédies.

Les principaux instruments de musique étaient pour la lyre et la cithare, à sept cordes, la pandoura, , le psaltérion, l’aulos, , la syrinx et la salpinx ainsi que les crotales les sistres et les tambourins.

Armand D’Angour, musicologue de l’université d’Oxford a pu reconstituer un chant de la Grèce antique. De même avec la redécouverte au Louvre du papyrus dit de Médée de Carcinos,

A écouter sur France-Musique « les-philosophes-et-la-musique » du 24 avril 2023

Fresque – musiciens de la Grèce antique
Instrument à vent de la Grèce antique
Bas relief
Leçon de musique

L’Égypte antique et la musique – Billet A 3

L’Égypte antique débute de ~- 3150 ans à -30 av. JC, soit pendant plus de 3000 ans.. Près de 200 pharaons et 6 pharaonnes, se sont succédés à la tête de cet empire.

Les dynasties successives ont appartenu, suivant le classement des égyptologues à neuf périodes : Thinite, = Ancien Empire = a Première Période intermédiaire. Moyen Empire,= Deuxième Période intermédiaire. Nouvel Empire =Troisième Période intermédiaire,= Basse Époque = Royaume Lagide auquel appartenait la fameuse Cléopâtre VII

La musique de l’Égypte ancienne est présente dès la fin de la préhistoire. Mais c’est à partir de l’ancien empire que l’on rencontre les instruments de musique les harpes, flûtes et clarinettes. Au cours du moyen empire sont venus s’ajouter les lyres et les luths. Quant aux cymbales et aux sistres, ils rythmaient les danses et les chants.

C’est le climat très sec du pays qui a permis la découverte, par les spécialistes de plus de 600 éléments d’instruments, relativement bien conservés .

Les scribes, fonctionnaires au service du pharaon, ont laissé de nombreux papyrus qui retraçaient la vie économique, sociale et littéraire de leur époque. Par contre l’on a pas, jusqu’à maintenant trouvé de système de notation musicale.

Des musicologues éminents comme François-Joseph Fétis (1784-1871) et par la suite Hans Hickmann (1908-1968) émettent l’hypothèse qu’il existait des signes propres à la musique. Ils considèrent en effet, que la notation de la musique religieuse de la Grèce antique, trouve son origine dans des symboles démotiques égyptiens. Mais la chironomie sorte de battue comparable à celle des chefs de chœurs, jouait un rôle essentiel.

Sistre et cymbale
fresque dans la tombe de Nebamun
Harpiste
Sérénade au dieu

L’Antiquité et la musique -La Mésopotamie- Billet A 2

La Mésopotamie, « pays entre les fleuves » ,le Tigre et l’Euphrate, correspond à l’Irak et la Syrie actuels ainsi qu’au sud-est de la Turquie, à l’ouest de l’Iran et au nord du Koweït.
La civilisation mésopotamienne s’étend du Néolithique, à l’Antiquité tardive.

Elle est considérée comme la première civilisation développée. En effet grâce à l’écriture cunéiforme elle va avoir une grande influence sur les autres pays du Moyen orient.

Divers régimes socio-politiques vont se succéder au fil du temps. Avec la période d’Uruk, l’empire d’Akkad, les cités-états du Pays de Sumer. Vont par la suite se constituer l’empire assyrien puis l’empire babylonien. Ils se verront supplantés, de l’extérieur par l’Empire perse.

On sait qu’elle a débuté pendant la préhistoire, il y a plus de 6000 ans avec l’utilisation des phalanges sifflantes, ancêtres de la flute , il y a plus de six milles ans.

L’ethnomusicologue allemand Curt Sacks est le premier qui s’intéresse à la pratique de la Musique et aux instruments en Mésopotamie.

La musique était jouée lors de cérémonies religieuses et de festivités publiques. Mais également dans la vie quotidienne, notamment lors des mariages et des funérailles.

Les œuvres peintes et sculptées ont permis de connaitre le genre d’ instruments qui étaient utilisés. Il y avait la lyre, la harpe, le tambourin, le tambour et la flûte.

Les musiciens , professionnels respectés sont généralement attachés à des lieux de culte où au palais royal.

Les mésopotamiens qui ont inventé l’écriture cunéiforme avait également mis au point un système de notation
La musique mésopotamienne était caractérisée par des mélodies simples et répétitives, Les textes des chants sont écrits en sumérien ou en akkadien.

L’Hymne à Nikkal est considéré comme la plus ancienne trace de notation musicale.Elle faisait partie d’une série de tablettes cunéiformes contenant des chants Hourrites découvertes à Ougarit près de Canaan, au cours des années 1950 par une équipe archéologues menés par Claude Schaeffer. Par la suite elle a été mise en forme par le musicologue franco-britannique Richard Dumbrill.

Lyre sur l ’étendard de Ur
Célébration d’une victoire
Harpiste
Tablette d’un chant hourrite
Transcription des signes d’une tablette


Chants de la Mésopotamie restitués par Richard Dumbrill et interprétés par Sevan Habib

L’Antiquité et la musique – Généralités – Billet A 1

L’Antiquité pour la plupart des historiens est la période historique qui débute avec l‘invention de l’écriture en Mésopotamie, vers 3300 à 3200 av. JC et la Chute de l’Empire romain d’occident en 476 apr. JC.

De nos jours les historiens, les archéologues, les conservateurs de musées, les papyrologues, les musicologues, les restaurateurs d’instrument, s’intéressent à cette période. C’est le cas du CNRS qui publie « Sur un air de musique antique » La musique a un rapport étroit avec les Dieux

En 2017-2018, le Louvre Lens a organisé l’exposition « Musiques ! Échos de l’Antiquité » Elle était consacrée à la musique dans les principales cultures. Celles de Mésopotamie, d’Égypte, de Grèce qui était le plus développé , de Rome moins porté sur la musique ou encore les étrusques.

Mais pendant cette période sur le pourtour méditerranéen mais ailleurs, des formes musicales se sont développées : chez les Hébreux, les Assyriens, les Phéniciens, les Berbères. en Iran ,en Chine, au Japon, en Inde, en Asie centrale, en Afrique,

Une série d’article va être consacré à la musique dans les différentes civilisations de l’Antiquité.