Le Moyen age et la Toile-Petit répertoire de liens – Billet n° C 19

Le Moyen age en général et la musique médiévale en particulier, sont bien documentés sur le monde de l’Internet. Voici, une liste non exhaustive, de liens qui traitent du sujet.

Sites généraux sur le Moyen age
https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Moyen_%C3%82ge
https://www.bnf.fr/fr/manuscrits-medievaux
Bibliothèque nationale de France
https://portail.biblissima.fr/
https://www.moyenagepassion.com/
https://txm-bfm.huma-num.fr/txm/ – Base du français médiéval
http://www.menestrel.fr/ – Médiévistes sur le Net
https://sourcebooks.fordham.edu/sbook.asp – Histoire médiévale
https://portail.biblissima.fr/ Textes et illustrations
https://www.medievalists.net/
https://www.irht.cnrs.fr/ Recherche et histoire des textes
https://www.medieval.utoronto.ca/ – études médiévales – Toronto
https://oriflamms.hypotheses.org/ écriture médiévale & numérique
https://www.herodote.net/moyen_age-web-6.php
https://www.lumni.fr/article/references-bibliographiques
https://www.bis-sorbonne.fr/sid/spip.php?rubrique9
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?rubrique292
https://www.castlemaniac.com/ Châteaux du Moyen age
le-web-des-medievist
Musique du Moyen age
http://www.apemutam.org/instrumentsmedievaux/
https://cescm.hypotheses.org/5715 – Université de Lausanne
http://www.classical.net/music/rep/lists/med.php Compositeurs
https://www.musicologie.org/sites/m/moyen-age.html
index-des-musiques-medievales-
https://sites.google.com/site/decouvrirlamusiquemedievale/accueil
https://ww2.ac-poitiers.fr/dsden16-pedagogie/spip.php?article1087
https://www.abbayedesolesmes.fr/lhistoire
https://neumz.com/fr/francais/ Intégrale des chants grégoriens
https://www.musique-liturgique.com/histoire-du-chant-gregorien
https://classic-intro.net/introductionalamusique/moyenage12.html
https://www.polyphonies.eu/
ttps://www.imusic-school.com/blog/fr/
https://www.edmu.fr/
https://www.lib.latrobe.edu.au/MMDB/index.htm
https://gregorian-chant.ning.com/
http://www.apemutam.org/
https://sites.google.com/site/musiquedumoyenage/home

La musique et les danses médiévales – Billet n° C 17

Peu de traces écrites ont été trouvée sur la place de la danse de Cour ou populaire en usage au cours du moyen age.

Pourtant l’iconographie nous confirme la place importante qu’elle avait dans les loisirs des gens. Il y avait la pratique des jeux, et les fêtes étaient nombreuses, lors des foires, des fêtes patronales, la Fête des fous ,le carnaval, mardi-gras, etc. L’on boit, l’on fait ripaille, l’on se déguise, l’on se moque des puissants, et. . . l’on danse en musique

Il y a notamment : chez les seigneurs,la basse danse , le branle et chez le peuple la carole, farandole la ductia dansée et chantée , l’estampie , , en Italie , la tresque, la tarentelle et le le saltarello en Italie la moresque. Toutes ces danses étaient accompagnées par des musiciens, les jongleurs et les ménestrels

Il ne faut pas non plus oublier la danse macabre dont les représentations constitue ce que l’on appelle l’art macabre comme par exemple la sculpture de Bernt Notke

Danse macabre

Systèmes de notation de la musique médiévale – Billet n° C 16

Au début du Moyen age, la musique a été transmise par voie orale. Ce n’est qu’au 9ème siècle que va apparaitre le premier système de notation. Ce sont les Neumes du grec neuma « signe », les ancêtres des notes. Il s’agit de petits signes, comme le trigon ou le pressus sont placés au-dessus des paroles. Ils servent à donner des indications sur la mélodie et l’ornementation vocale. Ces neumes sont à l’origine utilisées dans le chant grégorien graphiques

La lecture n’était alors accessible qu’aux copistes et aux informés. Mais le système s’est amélioré au fils du temps. Il a inclus des indications de durée rythmique et d’intervalles précis. Elle a évolué avec l’invention de la notation en ligne. , puis la notation à gros carrés

C’est au moine musicien toscan, Guido d’Arezzo que l’on doit, au 10ème siècle, les noms des notes de la gamme. Pour ce faire, il a utilisé un chant religieux, l’hymne à St Jean-Baptiste. Il a utilisé les initiales des sept phrases du texte :
UT queant laxis REsonare fibris = MIra gestorum = = FAmuli tuorum = SOLve polluti = LAbii reatum – le Si contraction des initiales du dernier versé Sancte Iohannes. ne fut introduit qu’au 18ème siècle. L’on pense qu’il a été influencé par les travaux de l’écolâtre Hucbald de Saint-Amand

Parmi les améliorations de la notation initiale se son succédés différents systèmes. Il y a eu les neumes sangalliens. sans lignes, enrichis des accents dans les écritures littéraires, les neumes composés avec l’adjonction de signe complémentaires comme le Resupinus, le strophicus ou encore l’t l’oriscus

Au 13ème siècle Francon de Cologne, théoricien de l’Ars Antiqua, invente la notation mesurée, C’est la notation franconienne

D’autres apports vont compléter les systèmes de notation médiévale. La notation mesurée noire entre 1230-1430 , la Notation mesurée blanche entre 1430-1600 = Notation de l’Ars Nova qui annonce la notation moderne. Par ailleurs, la transmission musicale va bientôt être profondément transformée avec l’avénement de l’imprimerie musicale

Texte noté de Saint-Gall
Neumes
Notation neumique
Partition ancienne
Hymne de Saint-Jean-Baptiste

Les Compositeurs de musique médiévale – Billet n° C 15

Durant le Moyen age, la musique sacrée, essentiellement le chant grégorien, est l’affaire des moines et des chanoines attachés à une paroisse. Généralement le Chapitre d’une Cathédrale ou d’une collégiale. Beaucoup de chants étaient l’œuvre d’anonyme. Mais un certain nombre ont laissé des trace écrites. Voici une liste de compositeurs, théoriciens et poètes du Moyen age. J’ai utilisé des caractères gras pour les plus importants. et j’ai indiqué leur pays d’origine.

Pierre Abélard-fr =Johannes Alanus- gb = Guillaume d’Amiens-fr = Adam de Saint-Victor-fr = François Andrie- fr =Moniot d’Arras-fr =Guido d’Arezzo-it = =Gilles Binchois fr ==Hildegard von Bingen-de = Jacopo da Bologna-it =Wipon de Bourgogne-fr =Johannes Brassart-fr = Simon le Breton-fr,= Matheus de Brixia-it =Hugues Brunet -fr =Antoine Busnois== Johannes Carmen-fr ==Philippus de Caserta-it=Antonello da Caserta-it= =Donato da Cascia-it =Giovanni da Cascia-it =Philippe le Chancelier-fr ==Johannes Ciconia-be = Antonio da Cividale-it =Hermann Contract-de =Baude Cordier-fr =, Jean Cousin-fr =Pierre de la Croix-fr =Johannes Cuvelier- fr =Guillaume Dufay-fr =John Dunstable-gb ==Martinus Fabri-nl =Thomas Fabri-nl ==Gautier d’Épinal -fr = Pierre Fontaine-fr = Nicolas Grenon =Grymace -fr =Adam de la Halle- fr === Lorenzo da Firenze-it = Gherardello da Firenze-it =Paolo da Firenze-it =Piotr de Grudziadz -pl =Sordello da Goito-it=Jehan Simon Hasprois-fr =Friedrich von Hausen-de= =Roy Henry -gb=John Hothby- gb =Antonius Janue-it =Gilles Joye-fr=Francesco Landini-it =Stephen Langton-gb = = Arnold de Lantins -fr =Hugo de Lantins-fs = Guillaume Legrant-fr=Johannes Legrant-fr=Léonin -fr =Jehan de Lescurel-fr = Reginaldus Libert-fr=Guillaume de Machaut-fr =Pierre des Molins-fr ==Egidius de Murino -fr =Leonel Power -gb ==Hugo Boy Monachud-nl =Notker de St-Gall-ch =Marchettus de Padoue-it =Ugolino da Orvieto-it =Grazioso da Padova-it = Pérotin-fr =Perrin d’Angecourt-fr Bartolino da Padova-it=Matteo da Perugia-it= =Hermann de Reichenau-de =Bernon de Reichenau-de =Guiraut Riquier-fr =Neidhart von Reuental-de=Guillaume Le Rouge-fr =Moine de Salzbourg-de =Matheus de Sancto Johanne-fr ==Vincenzo da Rimini-it= Ekkehard de Saint-Gall -ch =Alfonso el Sabio-es= Jacobus Vide-fr =Adam de Saint-Victor-fr =Jacob Senleches-fr ==Stépanos Siounetsi-am ==Solage-fr =Jean Tapissier,=Khatchatour Taronedti- am =Johannes Tinctoris-be =Jacopone da Todi-it =Trebor-fr =Jehan Vaillant-fr =Philippe de Vitry-fr = Petrus Vinderhout-nl= Oswald von Wolkenstein-de = =W. de Wycombe-gb

Troubadours, trouvères, minnesingers,ménestrels-2/2- Billet n° C 14

Les troubadours en langue d’ Oc et les trouvères en langue d’Oïl sont répertoriés pour autant que des textes souvent poétiques et rafinés, dont ils étaient les auteurs sont parvenus jusqu’à nous. Un certain nombre d’entre-eux appartenaient à la noblesse. D’autres ne sont connus que par leur prénom et leur lieu d’origine. Dans cette liste quelques ménestrels se sont peut-être glissé. Mais ils n’ont généralement pas laissé de traces de leurs compositions, souvent populaires
Guilhem Ademar =Na Alamanda =Peire d’Alvernhe= Clara d’Anduza=Azalaïs d’Altier =Guillaume d’Amiens =Guillaume d’Aquitaine =Constance d’Aragon= Audefroi d’Arras ==Moniot d’Arras =Perrin d’Angecourt=Hartmann von Aue =Raimbaut d’Aurenga =Jacques de Baisieux =Bertrand de Bar-sur-Aube =Renaud de Beaujeu =Aimeric de Belenoi =Rigaut de Berbezilh =Gillebert de Berneville=Hugues IV de Berzé =Conon de Béthune= Blacasset =Thibaut de Blaison =Jean Bodel =Jordan Bonel =Bertran de Born =Guiraut de Bornelh =Jacques Bretel =Jehan Bretel =Henri III de Brabant =Gace Brulé==Hugues Brunet= Cadenet=Jacques de Cambrai =Peire Cardenal=Na Carenza =Almucs de Castelnou Na de Casteldoza =Iseut de Capio =Pons de Capduoill=Martín Codax =Gautier de Coinci =Baudouin de Condé =Jean de Condé =Jean de Courcy ==André de Coutances =Watriquet de Couvin =Chardon de Croisilles =Johannes Cuvelier=Jacques de Cysoing =Arnaut Daniel =Gautier de Dargies ==Beatritz de Dia==Maroie de Diergnau =Guiot de Dijon=Gandor de Douai ==Gautier d’Épinal =Wolfram von Eschenbach ==Gaucelm Faidit =Guillaume de Ferrières = Heinrich Frauenlob =Marie de France =Mahieu de Gant = Marcabru de Gascogne =Othon III de Grandson = Herbert =Raoul de Houdenc =Raimon Jordan =Jehan de Lescurel=Lisa de Londres=Guilhem Magret =Folquet de Marseille =Arnaut de Maruoill =Pierre Mauclerc= Huon de Méry =Raimon de Miraval =Gormonda de Monpeslier=Monge de Montaudon =Colin Muset=Agnès de Navarre ==Thibaut de Navarre=Blondel de Nesle==Guilhem Augier Novella =Airas Nunes ==Pons d’Ortaffa =João Soares de Paiva =Berenguier de Palazol =Aimeric de Péguilhan=Peirol=Perdigon= Pistoleta=Azalaïs de Porcairagues==Denis du Portugal == Daude de Pradas =Eustache de Reims=Neidhart von Reuental =Guiraut Riquier =Beatritz de Romans =Guillelma de Rosers==Adam de Ross =Jaufré Rudel == Rutebeuf =Robert IV de Sablé=Garsende de Sabran =Guilhem de Saint Leidier =Sarrasin ==Tibors de Sarenom = Albertet de Sestaro=Gontier de Soignies =Raoul de Soissons =Guiraut de Tholosa ==Peire Raimon de Tolosa =Lambert le Tort =Guy de Tourotte =Doete de Troyes =Gui d’Ussel=Raimbaut de Vaqueiras =Aymon de Varennes =Hendrik van Veldeke ==Bernard de Ventadour =Marie de Ventadour =Barbe de Verrue =Peire Vidal =Guillaume le Vinier =Walther von der Vogelweide =Oswald von Wolkenstein =Konrad von Würzburg =João Zorro

Bernard de Vanadour – Troubadour
Jean de la Halle – Trouvère
Walther von der Vogelweide – Minnesänger :

Trouvères, troubadours, ménestrels- 1/2-Billet n° C 13

Au moyen age, il n’y a pas que la musique sacrée. Il y a également la musique profane dédiée au diversement. Le répertoire est constitué de chansons populaires monodiques. Les chanteurs itinérants ou attachés à un mécène composent et interprètent leurs œuvres.

Au cours du Moyen age plusieurs catégories de chanteurs-compositeurs vont diffuser la musique populaire..

Les Goliards, étaient généralement des « écoliers » ou des clercs itinérants en rupture de ban. Ils composent en latin et chantent des chansons à boire et des poèmes satiriques. Ils chantent l’amour, l’ivresse, le jeu, la parodie de cérémonies religieuses, mais aussi la critique du système social en place et de la décadence morale. Ils sont actifs du 10ème eu 13ème siècle.

Les ménestrels étaient des musiciens, à l’origine, attaché au service d’ un seigneur. On les désigne également sous le nom de jongleur. Pour le distraire ainsi que son entourage, il proposait des chansons de geste. Le raffinement n’étant pas au rendez-vous, ils ont été en partie remplacés par les troubadours et les trouvères.

Les troubadours ou trobadors étaient au Moyen age, des poètes compositeurs-interprètes itinérants. Les femmes qui pratiquaient cet art étaient appelées trobairitz. Les troubadours parcourent les régions occitanes qui s’expriment dans la langue d’Oc. Les troubadours sont actifs du 11ème au 14ème siècle. Ils disparaissent au moment de la Peste noire. Les thèmes abordés dans leurs canso ou les sirventès ont trait à la chevalerie et l’amour courtois ou fin’amor

Le trouvère ou la trouveresse est l’équivalant du troubadour en pays de langue d’oïl. dont ils sont les héritiers. Ils chantent le rotrouenge, chanson à refrain, le serventois, chanson badine, le rondeau, la tenson ou le débat, le jeu-parti, discussion poétique ou amoureuse, la pastourelle, dialogue champêtre. Ils étaient actif dans le Nord de la France, comme le Châtelain de Coucy

Dans le Saint-Empire germanique on appelle les poètes-chanteurs des Minnesingers. Ils étaient souvent d’origine aristocrate.

La musique médiévale d’ailleurs -Billet n° C 11

Dans le Saint Empire romain germanique la musique profane est jouée dans les Cours seigneuriales par les Minnesänger un peu plus tard les Meistersinger organisés en corporation introduisent la polyphonie . Parmi les plus connus il y avait Heinrich von Meissen , Hans Sachs ainsi que Walther von der Vogelweide.

En Suisse, ce sont les abbayes comme celles de Saint-Maurice et de Disentis qui, influencées par l’école de Notre-Dame de Paris, introduisent la polyphonie. Notker le Bègue à ‘l’abbaye de Saint-Gall développe et promeut le chant grégorien. Enfin, de nombreuses chansons de trouvères alémaniques ont été regroupées dans le Codex Manesse

En Scandinavie les scaldes, surtout des islandais, déclamaient sans emphase une poésie strophique

La musique religieuse polonaise en latin s’est développée dans les monastères. L’un des recueils les plus célèbres est Bogurodzica un chant religieux mélismatique à une voix, chanté sans rythme. Le premier compositeur connu est le moine Wincenty de Kielcza et sa chanson la plus connue est « Réjouis-toi, mère Pologne Gaude Mater Polonia . La musique était enseignée à l’Université Jagellonne .

Chez les Slaves et ailleurs en Angleterre, en France, etc.. la musique médiévale profane existait dans le cadre de la culture des bouffons au milieu du 11ème siècle. Ils sont mis en scène dans les fresques à Kiev, à la cathédrale Sainte-Sophie .La Bulgarie a une longue tradition musicale profane. L’un des compositeur important était John Cucuzel  » la voix angélique »

Polyphonie médiévale – 5/5-Contenance angloise, etc..Billet n° C 9

La Contenance angloise ou l’english manner est la principale forme de la musique médiévale anglaise. Le terme de Contenance angloise a été inventé à cette époque par le poète français Martin le Franc.

Le compositeur le plus représentatif est John Dusntaple ~1390-1453. Il y a aussi Walter Frye et John Hothby .L’influence de la manière anglaise sombre avec l’entrée du royaume dans la Guerre des deux Roses

Polyphonie médiévale – 4/5 -Écoles Bourguignonne & Franco-flamande – Billet n° C 8

Un certain nombre de compositeurs protégés par les ducs de Bourgogne vont rompre avec la musique médiévale. On appelle ce mouvement l’École bourguignonne . Ils sont particulièrement actifs entre 1420 et 1450.

Les principaux tenants de l’école bourguignonne étaient outre le duc Charles le Téméraire, les compositeurs Guillaume Dufay, Gilles Binchois, Antoine Busnois et Hayne van Ghizeghem mais aussi les Johannes Tapissier ou Nicolas Grenon, Certains d’entre-eux ont appartenu à la Maîtrise de la Cathédrale de Cambrai et la Picardie
Avec le faux-bourdon ils privilégient l’improvisation. Ils utilisent les superpositions de tierce et de sixte.Avec le support des poèmes à forme fixe ils ont composé des rondeaux, des ballades, des virelais, des bergerettes et des motets.

L’école bourguignonne est la première phase du mouvement qui va amener à la fameuse École Franco-Flamande qui se développe au 15ème siècle

L’école franco-flamande est à la jonction entre le Moyen age et la renaissance. Elle prend son essor sous Guillaume Dufay, son apogée sous Josquin des Prés et s’achève avec Roland de Lassus

L’école franco-flamande est à la jonction entre le Moyen age et la renaissance. Les musicologues distinguent cinq générations de musiciens. Elle prend son essor sous Guillaume Dufay, son apogée sous Josquin des Prés et s’achève avec Roland de Lassus

La plupart des compositeurs de la Franco-Flemish school ont écrit de la musique sacrée principalement des messes , des motets (*) et des hymnes.

L’ère d’influence de cette école correspond de nos jours au Nord de la France , la Belgique et le Sud Pays-Bas. Le mouvement est caractérisé par le grand développement de la polyphonie, en français dans le chant profane et pose ainsi les bases de l’harmonie moderne. Il est considéré comme le premier style musical en Europe de l’Ouest depuis l’uniformisation du chant grégorien au IX e siècle.

Polyphonie médiévale – Ars subtilior 3/5 -Billet n° C 7

L’Ars subtilior est un style de musique de la fin du Moyen age. Il va remplacer l’Ars Nova, à la mort de Guillaume de Machaut survenue en 1377. Il se caractérise par sa complexité rythmique et polyphonique et son côté maniéré. Le terme Ars subtilior est récent. Il a été inventé en 1963 par la musicologue allemande Ursula Günther.

Un certain nombre d’œuvres de l‘Ars sybtilior sont figurent dans le Codex de Chantilly. (*) Parmi lesquelles celles de parmi lesquels Baude Cordier, Trebor, Jacob Senleches ou Solage. Voici aussi, sur le site de l’association de Musicologie médiévale cette liste d’œuvres classées dans l’ordre alphabétique.

La polyphonie médiévale -2/5 Ars Nova-Billet n° C 6

L’Ars Antiqua a été développé principalement par l’école de Notre-Dame entre 1150 et 1300. En réaction, de 1300 à 1380, s’est développé essentiellement en France, l’Ars Nova.

A cette époque, entre 1309 et 1378, la Papauté est installée à Avignon. Et c’est dans cette ville qu’en 1320, Philippe de Vitry y publie un traité consacré à ce nouveau courant musical.

Et, c’est à Paris que Jean de Murs, mathématicien et théoricien de la musique, présente en 1321 , un nouveau système de notation musicale dans « Notitia Artis Musicae. »

Une thèse d’ Anne-Zoé Rillon-Marne, publiée en 2017, remet en question l‘influence réelle de ces écrits.

Il faut rappeler que le Moyen age tardif est une période troublée, avec la Guerre de cent ans, la Peste noire, les famines. Mais ces évènements difficiles n’ont pas une influence importante au niveau musical, ni architectural avec le Gothique flamboyant

La musique n’est plus seulement religieuse et embrasse également la sphère profane.

La polyphonie liturgique va s’enrichir avec le motet à 3 ou à 4 voix , des ornements lyriques du Cantus mensurabilis et l’apparition de la messe chantée. Avec la messe de Notre-Dame, la messe de Toulouse, la messe de Tournai , la messe de Barcelone

Ars Nova introduit dans les chansons profanes, des formes nouvelles, avec le mélange de la poésie et la musique. Il y a les ballades, les rondeaux et les virelais. des nouveautés tonales des notes sensibles et des cadences à double sensible

. Les compositions ne sont plus anonymes. Un recueil de musique ce temps le Codex Ivrea est publié vers 1365-70. Et l’un des musiciens les plus important de l’Ars Nova est sans conteste Guillaume de Machaut ~1300-1377. La pratique de ce style de musique disparait à la mort de Machaut.

En Italie, la musique du Trecento qui est l’équivalent de l’Ars Nova, est essentiellement profane.

La polyphonie médiévale – 1/5 – Ars Antiqua-Billet n° C 5

La polyphonie qui est la combinaison de plusieurs voix ou parties mélodiques jouées en même temps. La polyphonie médiévale débute au 9ème siècle. Elle va s’épanouir dans les siècles suivants sous les voutes des cathédrales gothiques. Les musicologues contemporains considèrent qu’au Moyen Age la musique se transmettait essentiellement de façon orale. Et que l’improvisation collective tenait une place fondamentale. La polyphonie ne s’oppose pas au Chant grégorien, elle l’accompagne.

Les abbayes vont jouer un rôle important dans le développement de la polyphonie. Notamment avec dès le 11ème siècle l’école Saint-Martial de Limoges.

On retient surtout,le rôle prépondérant entre 1160 et 1250, de l’École de Notre-Dame , qui est proche du pouvoir royal. Elle se développe à Paris mais aussi à Beauvais et à Sens. C’est l’époque du Gothique primitif où la Cathédrale parisienne est achevée en 1245.

L’école est dans la mouvance de l’Ars Antiqua qui couvre la période qui s’étend de 1170 à 1230. C’est à partir de cette époque que le système de notation de la musique devient plus compréhensible et va aboutir aux notes sur une portée toujours utilisée au 21ème siècle. Les deux théoriciens notables de l’Ars Antiqua sont Jean de Garlande et Francon de Cologne .

Dans les chapitres des cathédrales l’on porte au sommet, l’organum fleuri et de conduit et un peu plus tard la Clausule , le rondeau  et enfin le motet . Parmi les chantres les plus célèbre il y a eu Maître Léonin et Maître Pérotin, Et parmi les intellectuels il y a Abélard et la première université est créée Robert de Sorbon
Un prochain billet sera consacré aux systèmes de notation de la musique.

L’Organum, musique du Moyen age- -Billet n° C 4

L‘ Organum est un style musical qui a enrichit le plain chant en y ajoutant une ou plusieurs voix. Il préfigure le chant polyphonique. On trouve des traces écrites sur l’ Organum au 9ème siècle dans le traité anonyme Musica enchiriadis. Il en existe plusieurs manières qui enrichissent les fragments de grégorien. On distingue plusieurs variétés :l’ organum parallèle ; Le déchant avec l’adjonction d’un contre-chant, l’organal, l’organum purum avec une voix de ténor et plus tardif, l’ organum fleuri qui « refleuri au 12ème et 13ème siècle avec l‘école de Notre-Dame.

Le Moyen age et les chants monodiques anciens -Billet n° C 2

A l’orée du Moyen age, que les médiévistes font débuter en 476 , la période intermédiaire parfois appelée l’Antiquité tardive, coïncide avec l‘expansion du christianisme de Rome, notamment lié à la conversion des royaumes barbares.

A cette époque, la musique est essentiellement religieuse, influencée par les premières institutions monachistes qui obéissent à la règle de Saint-Benoit de Nursie écrite en 530. Le chant religieux est monodique c’est à dire à une seule voix. Les solistes chantent seuls, après les lectures, les psaumes et cantiques.

Les Chants monodiques se différencient suivant les régions, jusqu’à l’unification par Charlemagne.

On trouve parmi cette variété de chants liturgiques, d’abord le chant vieux-romain pratiqué du 4ème au 13ème siècle, notamment à la Schola cantorum.

Puis les chants du Rite_ambrosien promus par Ambroise de Milan, au 5ème siècle et qui a perduré dans l’archidiocèse de Milan. On lui associe le Chant bénéventain .

En Gaule, ce sont les chants gallicans pratiqués sous le règne des Mérovingiens du 5ème au 8ème siècle et proche des chants orientaux.

Au cours du 7ème siècle et jusqu’à la fin du 11ème siècle dans la partie de l’Espagne arabisée dite  » Al Andalus « , les chrétiens mozarabes accompagnent les offices religieux de chants mozarabes.

Enfin au 8ème siècle apparait le Chant messin considéré comme la préfiguration du chant grégorien.

Le Moyen Age – Quelques jalons historiques – Billet n°C 1

Le Moyen Age est la période de l’Histoire qui a succédé à l’Antiquité. Les médiévistes s’accordent pour le faire débuter en 476, à la Chute de l’Empire romain et finir en 1496, avec la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb.

Les historiens divisent le Moyen age en en trois périodes qui vont de approximativement de 500 à 1000 pour le Haut Moyen Âge, de 1000 à 1300 pour le Moyen Âge central, de 1300 à 1500 pour le Moyen Âge tardif encore appelé le bas moyen age

Le moyen age a longtemps été considéré comme une période de régression, d’obscurantisme, coincé entre les civilisations antiques et la Renaissance. Cette opinion s’est installée au 16ème siècle et va perdurer pendant trois siècles. Elle est de nos jours battue en brèche

Pendant le Haut Moyen age règne de la dynastie mérovingienne fondée par Childéric. Son fils Clovis lui succède en 481 et se converti au Christianisme autour de 500. Tous les écoliers se souviennent du Vase de Soissons. C’est à cette époque que s’instaure les débuts du système féodal. C’est pendant le règne des mérovingiens que l‘influence de l’église va devenir importante et va se perpétuer chez leurs successeurs.

On sait aussi la fin de cette dynastie fut qualifiée par le biographe de Charlemagne de rois fainéants. Leurs pouvoir sont alors exercés par les maires du palais notamment Charles Martel qui bloque l‘invasion arabe à Poitiers et son fils Pépin le Bref qui va fonder la dynastie des Carolingiens.

C’est son fils Charlemagne va régner de 768 à 814. Il est couronné Empereur d’Occident à Aix-le-Chapelle en l’an 800. Il a été considéré comme le précurseur de l’idée Européenne. Il se fait du reste appeler Pater Europae. C’est sous son règne que débute un certain age d’or appelé la Renaissance carolingienne. L’empereur selon la légende a institué l’école pour les garçons. Les filles devront attendre le 19ème siècle. Charlemagne est entouré par les intellectuels de l’Académie palatine.

C’est sous le règne des Carolingiens que va se développer l’Architecture préromane qui préfigure l’Architecture Romane . On doit aussi à Charlemagne l’unification du chant par l’adoption dans tout l’empire du Chant grégorien.

Le début du Moyen age central voit l’affaiblissement des derniers carolingiens et l’installation en 987,par Hugues Capet de la dynastie Capétienne. Outre Rhin on assiste à l’avénement en 913 de la dynastie des Ottoniens puis à l’installation en 1024 du Saint-Empire romain germanique. C’est à cette époque que sont construits les châteaux forts
L’architecture romane a son apogée va bientôt être concurrencée par l’architecture gothique .Elle apparait d’abord en France avec la Cathédrale Saint-Étienne de Sens consacrée en 1164 et va s’étendre à toute l’Europe. L’essor de cette architecture novatrice est facilité par le développement de l’économie.

La première Croisade part défendre les lieux saints à la toute fin du 11ème siècle. Neuf croisades vont se succéder jusqu’à la fin du 13ème siècle. Le système féodal va se poursuivre jusqu’à la fin du 13ème siècle. En matière musicale la polyphonie se développe largement

Le moyen age tardif est une période difficile. Au début du 14ème siècle, par suite des mauvaises conditions climatiques, s’abat sur l’Europe entre 1315 et 1317 la grande famine.

Une difficulté n’arrivant jamais seule, la Guerre de cent ans va à partir de 1337 opposer l’Angleterre des Plantagenêts à la France des Capétiens.

A la même époque, entre 1347 et 1352 la Peste noire dont l’origine a divisé les historiens va impacter l’Europe et le pourtour méditerranéen. Les historiens ont considéré que la population avait été réduite de moitié. Selon le CNRS qui évoque une étude du département paléoécologique de l’Institut Mark Planck publiée par la revue américaine Nature, considère n’a pas été uniforme entre les régions.
Enfin en mai et juin 1358 pendant la Grande Jacquerie, les paysans du Nord de la France, vont se révolter.
Malgré toutes ces épreuves, la période est riche au niveau culturel. En musique c’est l’époque de l’Ars Nova (1320-1380)